La toute première Coupe du monde à 48 équipes a tenu ses promesses. Pendant deux semaines et demie, du 11 au 27 juin, les États-Unis, le Canada et le Mexique ont vibré au rythme d’une phase de groupes plus large, plus imprévisible et plus folle que jamais. Records battus, nations historiques, favoris au rendez-vous et géants à terre : voici le bilan complet avant l’entrée dans le grand huit des séries éliminatoires.

Un format inédit qui change tout

Pour la première fois de l’histoire, le Mondial réunit 48 sélections réparties en 12 groupes de quatre. La nouveauté ne s’arrête pas là : les deux premiers de chaque groupe se qualifient, mais ils sont désormais rejoints par les huit meilleurs troisièmes. Résultat, un tout nouveau tour est né, les seizièmes de finale (Round of 32), et la compétition gonfle à 104 matchs au total.

Concrètement, ce format laisse beaucoup plus de monde en vie jusqu’à la dernière journée. Une sélection pouvait encore espérer se qualifier avec quatre points, parfois même trois. La course aux meilleurs troisièmes a transformé chaque but encaissé en data précieuse : à la fin, la différence de buts et le fair-play ont départagé des nations à égalité parfaite.

Les favoris répondent présent

En tête de gondole, la France a survolé son groupe I avec un sans-faute (9 points, +8 de différence de buts). Kylian Mbappé a lancé la machine avec un doublé contre le Sénégal, avant qu’Ousmane Dembélé ne s’offre un triplé retentissant face à la Norvège. Les Bleus envoient un message clair à toute la planète foot.

Coupe du Monde 2026 - Kylian Mbappé
Coupe du Monde 2026 – Kylian Mbappé

L’Argentine, championne en titre, a elle aussi terminé avec un parcours parfait. Et au cœur du sacre annoncé, un homme : Lionel Messi. Le capitaine de l’Albiceleste a inscrit un triplé dès le match d’ouverture contre l’Algérie, puis un doublé contre l’Autriche qui a fait de lui le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde avec 18 réalisations. Le tout en soufflant sa 39e bougie en plein tournoi.

Les autres cadors ont assuré l’essentiel : l’Espagne a remporté le groupe H, les Pays-Bas ont dominé le groupe F, le Brésil a terminé en tête du groupe C lors du retour très émouvant de Neymar, et l’Allemagne, longtemps en difficulté ces dernières années, a fini première du groupe E malgré une défaite sans enjeu lors de la dernière journée.

Les nations qui ont écrit l’histoire

C’est l’autre visage de ce Mondial élargi : il offre une scène mondiale à des sélections qui n’y avaient jamais goûté.

Le Cap-Vert signe le conte de fées du tournoi. Pour sa toute première participation, l’archipel atlantique a arraché la deuxième place du groupe H grâce à trois matchs nuls, devenant la plus petite nation à atteindre les phases éliminatoires d’une Coupe du monde. Sa récompense ? Un choc face à l’Argentine de Messi.

La République démocratique du Congo découvre elle aussi les éliminatoires, après une victoire 3-1 décisive contre l’Ouzbékistan. L’Afrique du Sud se qualifie pour la première fois de son histoire au-delà de la phase de groupes, portée par un but salvateur contre la Corée du Sud. Quant au Sénégal, dos au mur, il a sorti un véritable récital (5-0 contre l’Irak) pour se faufiler parmi les meilleurs troisièmes.

L’exploit, les hôtes et les déceptions

Le grand frisson est venu de l’Équateur, qui a renversé l’Allemagne (2-1) lors d’un dernier match haletant, s’offrant une place historique parmi les meilleurs troisièmes.

Côté pays organisateurs, le bilan est idéal : les trois hôtes passent. Le Mexique a fini premier du groupe A en confirmant son statut de favori, les États-Unis ont remporté le groupe D, et le Canada s’est qualifié à la deuxième place du groupe B, de bon augure avant des séries jouées en partie à domicile.

Mais qui dit nouveau format dit aussi cruelles désillusions. L’Uruguay quitte le tournoi dès les groupes, tout comme l’Arabie saoudite. L’Iran, à la lutte pour une première qualification historique en huitièmes, a échoué de justesse : terminé neuvième au classement des troisièmes, éliminé à la différence de buts. L’Écosse, la Corée du Sud, la Turquie, le Qatar et plusieurs débutants (Jordanie, Ouzbékistan, Curaçao) rentrent également à la maison. Au total, 16 sélections ont déjà fait leurs valises.

Tous les qualifiés pour les seizièmes de finale

Premiers de groupe : Mexique (A), Suisse (B), Brésil (C), États-Unis (D), Allemagne (E), Pays-Bas (F), Belgique (G), Espagne (H), France (I), Argentine (J), Colombie (K), Angleterre (L).

Deuxièmes de groupe : Afrique du Sud (A), Canada (B), Maroc (C), Australie (D), Côte d’Ivoire (E), Japon (F), Égypte (G), Cap-Vert (H), Norvège (I), Autriche (J), Portugal (K), Croatie (L).

Huit meilleurs troisièmes : RD Congo, Suède, Équateur, Ghana, Bosnie-Herzégovine, Algérie, Paraguay et Sénégal.

Place au grand spectacle des séries

Les seizièmes de finale s’élancent dès le 1er juillet, et l’affiche regorge de duels alléchants. L’Argentine de Messi affronte le Cap-Vert, la France défie la Suède, l’Espagne croise l’Autriche, le Brésil retrouve le Japon, et les Pays-Bas se mesurent au Maroc. Du côté des hôtes, les États-Unis ouvrent le bal contre la Bosnie-Herzégovine, le Canada défie l’Afrique du Sud et le Mexique se frotte à la surprise équatorienne. La grande finale, elle, est programmée le 19 juillet au MetLife Stadium, dans la région de New York.

Une chose est sûre : si la phase de groupes a donné le ton, la suite s’annonce encore plus intense. Restez sur Webosport pour ne rien manquer des seizièmes de finale, nos analyses, nos pronostics et tous les résultats en direct de la Coupe du monde 2026.

Previous Tirage Coupe du Monde 2026 : trois groupes de la mort, un favori déjà en danger... voici le verdict complet
Next Coupe du monde 2026 : le Canada arrache sa qualification contre l'Afrique du Sud et entre dans l'histoire

No Comment

Leave a reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *